Thursday, December 8, 2022 15:44:59

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Interviewé par Le Défi Quotidien, Jean-Marc Iweins, Power Plant Manager chez Terragen, présente les ambitions du groupe pour produire une énergie plus respectueuse de notre environnement.

La bagasse est en pole position avec, à la clé, une meilleure rémunération comme annoncé dans le Budget 2021-2022. Où se situe Terragen dans cette nouvelle donne ? À cette question générale, Jean-Marc Iweins, Power Plant Manager, met d’abord en avant le travail abattu en faveur du verdissement. Il enchaîne avec le projet de centrale hybride du groupe, un projet exposé aux autorités, dont le Central Electricity Board (CEB) :

« Le groupe Terra, par l’intermédiaire de sa filiale énergétique Terragen, oeuvre depuis plusieurs années à l’élaboration d’une stratégie de verdissement de ses activités de production d’énergie dans l’optique de participer à l’effort national portant sur la lutte contre le réchauffement climatique de par la réduction de la consommation d’énergie fossile.

En 2015 déjà, Terragen a joué un rôle majeur dans la mise en place de la filière de ramassage et d’exploitation de la paille de canne comme combustible additionnel à celui de la bagasse, en vue de diminuer la part du charbon dans sa production d’électricité.

Nous avons également approché l’an dernier les autorités et la CEB pour leur exposer un projet d’hybridation de la centrale existante de Terragen avec pour objectif de remplacer progressivement, puis à terme substituer entièrement, le charbon par différentes technologies renouvelables.
La CEB a récemment lancé une consultation d’expression d’intérêt en vue de développer sur le territoire mauricien des outils de production d’électricité hybrides et renouvelables. Terra accueille très favorablement cette démarche qui lui donne l’opportunité de proposer dans un cadre formel son projet de verdissement de la centrale électrique du groupe. »

Article paru dans Le Défi Quotidien, le 23 août 2021

C’est en juillet 1931 que la Mauritius O.K. Distillery Company Limited voit le jour à Port-Louis. Spécialisée dans la production de rhum, elle s’embarque très vite dans de nouveaux projets et élargit son champ d’action pour répondre à un marché grandissant. Près d’un siècle plus tard, l’entreprise n’a jamais été aussi jeune. Parole à quelques-unes des personnes qui ont, par la force de leur engagement, forgé l’un des monuments incontournables du paysage économique mauricien.

Une grande famille

Cinq ans après sa création, c’est sous la houlette de Jean Allendy Harel – celui qui, pendant la guerre, avait modifié les carburateurs des automobiles pour qu’elles roulent au « rhum » – que la Mauritius O.K. Distillery Company Limited déménage à Solitude. Elle y restera 50
ans, durant lesquels les choses commenceront, petit à petit, à se mettre en place. Robert Walter, ancien responsable du merchandising côté parfumerie, se souvient : « À Solitude, nos équipements étaient très rudimentaires. Pour la parfumerie, c’est flacon par flacon que nous remplissions les contenants placés sous la machine. Il nous arrivait même d’y rester des nuits entières ».

Comptant à l’époque une cinquantaine d’employés, la Mauritius O.K. Distillery était le symbole de l’entraide et de l’entente, où personne n’avait peur de mettre la main à la pâte pour assurer le succès d’une entreprise que tous portaient dans leur coeur.

« Nous étions comme une grande famille. Personne n’avait vraiment de travail fixe : nous faisions un peu tous les jobs. Quand le chauffeur de bus était absent, je le remplaçais, parfois nous travaillions la nuit parce qu’il n’y avait pas assez de machines. C’était comme si Grays nous appartenait à tous. On coopérait beaucoup », continue Robert.

Ce sentiment d’appartenance, tous les employés le ressentent. « Missier Maujean, ki ti Manager Grays, ti dire nou, nou meme bann futur employés ki pou roule sa lizinn la pli tard», dit Michel Samynaden, Boiler Operator fraîchement retraité. Et il n’avait pas tort !

Le résultat de ce travail acharné se fait sentir dans les années 1980 – période qui constitue un véritable tournant dans la vie de l’entreprise. « C’est à cette époque que nous avons lancé Whisper, notre propre blend d’alcool local composé d’un malt whisky importé mélangé à de l’alcool de canne. Celui-ci rencontra un grand succès », confie Jean-Raymond Harel, ancien Chairman de la compagnie. En parallèle, Grays lance également son « cane liquor » Special qui connaît, lui aussi, un vif succès. La compagnie entre dès lors dans la cour des
grands.

« En 1986, lorsque nos ventes ont pris de l’essor, il nous a fallu une chaîne d’embouteillage plus conséquente. Depuis, avec Alain Vallet aux commandes, nous n’avons jamais ralenti notre croissance jusqu’à atteindre notre statut de leader sur le marché », dit Robert.

Un souffle de modernité

Pour répondre à cette demande grandissante, l’entreprise doit se moderniser. C’est vers Jean-Raymond Harel, ingénieur chimiste de formation, qu’elle se tourne. Son premier chantier : construire la distillerie de Beau Plan, qui continue d’opérer aujourd’hui. C’est avec ingéniosité qu’il s’attaque à un premier problème de taille : l’évacuation de la vinasse qui, à cette époque, était encore écoulée dans les bassins avoisinants. « Nous avons pensé à l’épandage dans les champs, mais comme la vinasse est acide, nous avons dû faire de nombreux tests pour nous assurer qu’elle n’affecte pas le pH du champ. Nous avons aussi monté un appareil d’évaporation de la vinasse pour réduire les volumes et faire de la vinasse concentrée. C’est ainsi que nous avons résolu l’un des plus grands casse-têtes de l’époque », explique Jean-Raymond.

L’arrivée d’Alain Vallet à la fin des années 1970 porte aussi la compagnie vers de nouvelles sphères. « À cette époque, la notion de marketing commençait tout juste à émerger et il y avait beaucoup à faire », explique celui-ci. Le travail était alors abattu par trois compagnies différentes : la Mauritius O.K. Distillery, la chaîne d’embouteillage et Harel Mallac pour la distribution. Alain propose donc la création d’une seule et même compagnie, Hamarel, qui se transformera par la suite en Grays. « Grays est un nom plus international, qui se
prononce dans toutes les langues », dit Alain.

Le grand tournant des années 1980 se parfait avec le début de la diversification de Grays, puis de la création de marques. « Nous avons commencé avec toute une gamme de produits de bouche, puis nous nous sommes diversifiés avec la parfumerie. Certains parfums étaient faits sous licence, tels que Fa ou encore Bien-Être, d’autres étaient faits sous notre nom », explique Alain. La success story lancée, il n’y a pas moyen de l’arrêter.

Grays de demain

« Aujourd’hui, le parking des employés de Grays compte beaucoup plus de véhicules que nous avions d’employés à nos débuts », plaisante Robert. Si la compagnie n’a cessé de grandir, l’efficacité et la chaleur relationnelle, entre les employés comme avec les clients, comptent parmi les facettes les plus importantes de cette grande famille.

« Grays est une société proche de ses clients. Nous nous réinventons sans cesse pour proposer des produits de qualité qui parlent à chacun. Notre philosophie : bâtir des marques qui perdurent dans le temps et placer le client au coeur de chacune de nos décisions », explique Cindy Leung, Supply Chain Manager chez Grays.

Avec une équipe moderne, où la parité est fortement encouragée, Grays est une entreprise dans l’air du temps qui offre un visage résolument moderne. Si elle a su s’imposer sur le marché local, elle s’est aussi, par son savoir-faire, fait une place de taille sur le marché
international. L’une des dernières additions à son catalogue déjà bien rempli, le New Grove Emotion 1969, a même été élu meilleur rhum au monde lors des International Sugarcane Spirits Awards en 2020 !

Que nous réserve Grays pour le futur ? « Nous avons entamé la digitalisation et l’automatisation de toutes nos opérations, et nous nous engageons aussi à réduire notre empreinte carbone pour créer des marques “durables”. En plus de notre diversification, l’exportation de nos rhums premium représente un axe de développement important, avec beaucoup d’investissements dans le vieillissement, et en ligne de mire, l’Europe et la Chine », explique Alexis Harel, Managing Director de l’entreprise.

Pour le reste, motus et bouche cousue… L’entreprise, qui n’a jamais été aussi jeune, promet de dévoiler de nouvelles surprises en temps et lieu !

Un souffle de modernité

Pour répondre à cette demande grandissante, l’entreprise doit se moderniser. C’est vers Jean-Raymond Harel, ingénieur chimiste de formation, qu’elle se tourne. Son premier chantier : construire la distillerie de Beau Plan, qui continue d’opérer aujourd’hui. C’est avec ingéniosité qu’il s’attaque à un premier problème de taille : l’évacuation de la mélasse qui, à cette époque, était encore écoulée dans les bassins avoisinants. « Nous avons pensé à l’épandage dans les champs, mais comme la mélasse est acide, nous avons dû faire de nombreux tests pour nous assurer qu’elle n’affecte pas le pH du champ. Nous avons aussi monté un appareil d’évaporation de la mélasse pour réduire les volumes et faire de la mélasse concentrée. C’est ainsi que nous avons résolu l’un des plus grands casse-têtes de l’époque », explique Jean-Raymond.

L’arrivée d’Alain Vallet à la fin des années 1970 porte aussi la compagnie vers de nouvelles sphères. « À cette époque, la notion de marketing commençait tout juste à émerger et il y avait beaucoup à faire », explique celui-ci. Le travail était alors abattu par trois compagnies différentes : la O.K. Distillery, la chaîne d’embouteillage et Harel Mallac pour la distribution. Alain propose donc la création d’une seule et même compagnie, Hamarel, qui se transformera par la suite en Grays. « Grays est un nom plus international, qui se prononce dans toutes les langues », dit Alain.

Le grand tournant des années 1980 se parfait avec le début de la diversification de Grays, puis de la création de marques. « Nous avons commencé avec toute une gamme de produits de bouche, puis nous nous sommes diversifiés avec la parfumerie. Certains parfums étaient faits sous licence, tels que Fa ou encore Bien-Être, d’autres étaient faits sous notre nom », explique Alain. La success story lancée, il n’y a pas moyen de l’arrêter.

Grays de demain

« Aujourd’hui, le parking des employés de Grays compte beaucoup plus de véhicules que nous avions d’employés à nos débuts », plaisante Robert. Si la compagnie n’a cessé de grandir, l’efficacité et la chaleur relationnelle, entre les employés comme avec les clients, comptent parmi les facettes les plus importantes de cette grande famille. « Grays est une société proche de ses clients. Nous nous réinventons sans cesse pour proposer des produits de qualité qui parlent à chacun. Notre philosophie : bâtir des marques qui perdurent dans le temps et placer le client au cœur de chacune de nos décisions », explique Cindy Leung, Supply Chain Manager chez Grays.

Avec une équipe moderne, où la parité est fortement encouragée, Grays est une entreprise dans l’air du temps qui offre un visage résolument moderne. Si elle a su s’imposer sur le marché local, elle s’est aussi, par son savoir-faire, fait une place de taille sur le marché international. L’une des dernières additions à son catalogue déjà bien rempli, le New Grove Emotion 1969, a même été élu meilleur rhum au monde lors des International Sugarcane Spirits Awards en 2020 !

Que nous réserve Grays pour le futur ? « Nous avons entamé la digitalisation et l’automatisation de toutes nos opérations, et nous nous engageons aussi à réduire notre empreinte carbone pour créer des marques “durables”. En plus de notre diversification, l’exportation de nos rhums premium représente un axe de développement important, avec beaucoup d’investissements dans le vieillissement, avec, en ligne de mire, l’Europe et la Chine », explique Alexis Harel, Managing Director de l’entreprise. Pour le reste, motus et bouche cousue… L’entreprise, qui n’a jamais été aussi jeune, promet de dévoiler de nouvelles surprises en temps et lieu !

Depuis toute petite, Violaine Cateaux baigne dans le sucre. Il était donc presque évident qu’elle finisse par travailler à L’Aventure du Sucre ! Aujourd’hui responsable du musée et de l’administration, elle s’apprête à tirer sa révérence à cet endroit qui l’a vue s’épanouir et qu’elle aime tant.

Véritable passionnée de sucre, Violaine ne se cherche pas longtemps avant de se lancer dans son premier travail. Ainsi, c’est à l’administration du Syndicat des Sucres, où elle travaillera 26 belles années, qu’elle entame son parcours. « J’ai adoré voir l’évolution du sucre à une époque où il était le poumon économique du pays. Et je n’ai pas pu rêver mieux que de terminer ma carrière dans un site qui rend hommage aux hommes et aux femmes qui, à travers la canne à sucre, ont contribué à la construction de la nation mauricienne », confie Violaine.

C’est en 2000 qu’elle rejoint l’équipe travaillant sur le projet de L’Aventure du Sucre, qui est alors un musée en gestation, pour finalement y poser bagage à son ouverture en 2002. « Cela fait presque 20 ans que je travaille à L’Aventure du Sucre et je ne me lasse jamais d’y venir. J’y découvre tous les jours un nouvel éclairage, une machine, un petit bout de texte qui me parle. C’est un véritable espace de formation permanente. Et ce n’est que du bonheur ! », raconte-t-elle.

Car il est clair que les journées ne se ressemblent pas. Avec son équipe, qu’elle mène avec le cœur, elle gère l’expérience clientèle – accueil, billetterie, informations, réservation, guidage, médiation – dans ce parcours de 4500 m2 . Elle s’occupe aussi du développement des publics scolaires et associatifs, ainsi que du renouvellement régulier des supports didactiques. Côté administration, elle supervise en particulier les volets durabilité, CSR, ainsi que les suivis Risques et Ressources Humaines.

Son départ à la retraite en juin 2022, elle le voit, comme toujours, avec optimisme et bonheur. « Pour moi, c’est une occasion de me réinventer. C’est un peu comme le train d’Ormesson : on quitte un wagon pour un autre. Ce n’est pas une fin, mais une continuation », explique Violaine. Un brin poétique, c’est une personnalité lumineuse qui a su faire preuve tout au long de sa vie d’un mental d’acier et d’un désir constant d’avancer.

« Je suis pleine de gratitude pour ce que j’ai vécu et ce que je vis. C’est une aventure formidable de travailler avec une équipe dynamique, dans une entreprise qui a pour ADN la parité homme-femme et le multiculturalisme, et dans un environnement aussi merveilleux que Beau Plan », dit-elle. Déjà un peu nostalgique, certes, mais enthousiaste à l’idée de découvrir de nouvelles choses. Son programme : renforcer sa pratique sportive et s’intéresser en priorité au domaine de la nutrition et de la santé, mais aussi s’adonner à sa passion, la lecture… et pourquoi pas écrire un livre sur son parcours !

Des idées, elle n’en manque donc pas. Et c’est avec passion qu’elle compte s’y mettre ! « La gratitude et la passion sont deux mots qui, pour moi, ont beaucoup de poids. La plus petite chose que l’on fait, il faut la faire avec passion », conclut-elle. Nous lui souhaitons donc une douce transition, et des projets à n’en plus finir !

Cela fait tout juste 4 ans que Philippe Lincoln a rejoint l’équipe de Novaterra en tant que Senior Manager – Property & Assets. En 2020, alors que la pandémie vient bouleverser les modes de fonctionnement, elle consolide aussi l’une des plus grandes motivations de Philippe dans son travail : rendre les locataires heureux.

Une journée type de Senior Manager – Property & Assets, ça ressemble à quoi ?

Il y a tellement à faire que les journées ne se ressemblent pas ! Mon travail consiste à fournir des services de gestion immobilière et à donner de la valeur aux biens de la compagnie. Je suis donc scrupuleusement toutes les étapes des travaux de construction et de rénovation et organise de nombreuses réunions pour superviser le bon déroulement des opérations ainsi que le respect des budgets établis. En parallèle, j’accompagne aussi nos 280 locataires au quotidien en gérant leurs doléances et leurs requêtes. Je m’occupe aussi de recruter de nouveaux locataires, d’organiser des visites des lieux et de faire le suivi quant aux contrats de location. Je dois également gérer de nombreuses équipes, dont celles du paysagisme, de la construction et de la maintenance, mais aussi le syndic du Hameau. Nous organisons de nombreuses réunions inter-départements pour discuter des nouveaux projets, de la gestion de la Smart City ou encore le passage de témoins des nouveaux biens immobiliers de Novaterra. En bref, ce sont des journées bien remplies, différentes les unes des autres !

La crise sanitaire nous a tous impactés de plein fouet. Comment avez-vous su gérer cette situation ?

Les deux dernières années ont été particulièrement complexes à Maurice et à travers le monde. Nous avons subi de nombreuses perturbations et nous avons eu à nous adapter rapidement. C’est avec fierté que j’ai vu la résilience dont ont fait preuve nos équipes du
Property and Assets – résilience qui nous a permis de maintenir une continuité dans nos activités et d’assurer un service opérationnel auprès de l’ensemble de nos locataires et de nos actifs. Certains de nos locataires, entrepreneurs ou entreprises, ont été plus touchés que d’autres. Nous avons donc voulu les accompagner au maximum en étant plus flexibles et en trouvant des solutions pour que chacun puisse y trouver son compte et sortir la tête de l’eau. Car ma mission première, crise sanitaire ou non, est de faire tout mon possible pour que les locataires soient heureux d’être à Beau Plan, en m’adaptant continuellement à leurs besoins.

Qu’est-ce qui vous motive à venir travailler chaque jour ?

Je pense que c’est l’opportunité de pouvoir satisfaire toutes les personnes, locataires et partenaires, avec qui nous collaborons. Il faut toujours s’adapter et trouver de nouvelles solutions avec les moyens disponibles pour répondre au mieux aux besoins de tout un chacun. La satisfaction de pouvoir revaloriser le patrimoine existant et de voir les performances que nous accomplissons au quotidien est aussi une grande source de motivation.

Ma mission consiste également à répondre aux objectifs fixés tout en gardant un côté humain. C’est apporter une réelle valeur ajoutée à la vie des gens, c’est faire que mes clients se sentent à l’aise dans leur nouveau chez-eux ou dans leur nouveau bureau.

J’aime en particulier le côté relationnel, le fait de pouvoir collaborer avec toute une diversité de personnes et de compétences. D’un autre côté, je suis très autonome, ce qui me permet d’avoir une certaine efficience opérationnelle. À Novaterra, c’est aussi l’équilibre travail-vie personnelle qui est favorisé, ce qui me permet de passer le plus de temps possible avec ma famille et de m’adonner à mes hobbies, comme la voile hauturière, la mécanique et le jogging.

Dans une centrale thermique comme Terragen, en particulier durant la période de coupe, la production d’énergie passe par de nombreuses étapes et circuits, ce qui nécessite une supervision accrue. Pour assurer le bon fonctionnement de toutes les opérations, les conducteurs de chaudière sont dotés de grandes responsabilités. Découverte de ce métier avec Christian Baptiste, qui le pratique à Terragen depuis maintenant 21 ans.

Un travail qui n’est pas de tout repos ! De l’arrivage des combustibles à leur combustion dans les chaudières, en passant par leur acheminement, il faut constamment être aux aguets pour assurer une production d’énergie en toute sécurité. « Li enn travay fatigan, me a enn moment li vinn kouma enn second natir », confie Christian. Alors que la coupe bat en ce moment son plein, les circuits de la paille et de la bagasse viennent eux aussi s’ajouter au travail déjà important des conducteurs de chaudières.

Si une journée type comporte des rondes pour vérifier chaque équipement, il faut aussi nettoyer les matériaux, prendre des relevés pour voir que tout fonctionne comme il faut et établir des constats et rapports sur l’efficacité des appareils. Superviser la combustion est aussi l’un des points clés de ce métier : il faut impérativement veiller à l’efficience de la chaudière lors de la combustion et être sur le qui-vive pour intervenir en cas de problème. «Koiki arivé, ou pa kapav kiler. Bizin adapté, bizin trouv enn solition, sinon tou arret la mem »,dit Christian.

Car, des problèmes, il peut y en avoir ! « Pou moi, lapli torrentielle ki pli gro problem. Circuit bagasse bloker, encrasser, sarbon kolmater… », explique Christian. Grâce à une surveillance constante du circuit, il est possible d’intervenir rapidement, sans mettre en péril la production. « Pandan la koup, li enkor pli difficile parski bagasse, li enn circuit a par », ajoute Christian. Ce sont en effet 30 moteurs supplémentaires qui roulent et encore plus de bandes transporteuses à surveiller.

Le travail ne s’arrête pas là. Les conducteurs de chaudière portent de nombreuses casquettes… Un coup de main pour aider au chargement des camions qui transportent la cendre à Omnicane pour en faire du ciment, des services rendus en conduisant le chariot télescopique ou le chariot élévateur… Voilà un métier qui nécessite de nombreuses cordes à son arc pour des journées intenses !

Dès la mi-juillet, les machines et les personnes ont commencé à s’activer pour entamer l’une des périodes les plus intenses de l’année : la coupe. Travail d’équipe et optimisme sont aujourd’hui encore au rendez-vous pour une efficacité accrue. Retour, un mois plus tard, sur le bon déroulement des opérations et les attentes de la campagne.

Le 12 juillet, la campagne sucrière 2021 a débuté. Ce sont, à ce jour, 117 000 tonnes de cannes qui ont été broyées. Si le démarrage a été quelque peu ralenti par divers soucis techniques – dont un moulin tombé en panne –, l’usine a, grâce aux efforts acharnés de ses équipes motivées et appliquées, graduellement atteint sa vitesse de croisière et respecte ses quotas quotidiens de 5 800 tonnes par jour. « Nous estimons notre récolte à 305 000 tonnes de canne pour la saison 2021 et le début de notre campagne est en ligne avec notre vision sur le rendement attendu », explique Jean-Marc Jauffret, Agricultural Manager chez Terragri Ltd.

Pour mener à bien ces objectifs, ce sont quelque 24 machines et 206 collaborateurs – dont 199 contractuels – qui sont quotidiennement mobilisés pour le bon avancement des opérations. Et si la pluie, qui a accompagné le début de la campagne, a au départ ralenti la production journalière, elle présente tout de même un revers avantageux : « Les pluies se trouvent être bénéfiques pour les cannes récoltées en repousse, mais aussi pour celles prévues en fin de campagne », explique Michael Melisse, Administrative & Statistical Officer à Terra Milling Ltd. Et ce n’est pas tout. « Les pluies contribuent aussi à maintenir une certaine humidité qui a pu contribuer, avec d’autres actions entreprises, à réduire le nombre d’incendies à Terragri », poursuit Jean-Marc. Ces derniers, qui ont fait l’objet d’une campagne massive, « Arret bril kann », ont été nettement réduits du fait des averses hivernales. En 2020, à la même date, ce sont 123,70 hectares de cannes qui avaient été touchés, contre 26,56 hectares cette année.

Forte de son expérience dans le domaine, l’usine affiche un optimisme à toute épreuve, ce qui contribue grandement au succès des opérations. « Avec le challenge de la Covid-19 et des sous-traitants en zone rouge, nous avons dû nous réinventer pour terminer la maintenance à temps. Notre plus grande réussite est, je le pense, l’esprit d’équipe dont notre équipe de maintenance a fait preuve lors de la panne de moulin et la cohésion grandissante dans la jeune équipe qui est à la tête des opérations de l’usine », confie Michael.

Un bel exemple qui nous montre à quel point nos plus belles réussites s’appuient souvent sur le travail d’équipe !