Thursday, December 8, 2022 15:44:59

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Le centre de formation Terra Services Ltd (TSL) offre, depuis 2016, des programmes de formation et de coaching customisés pour répondre aux besoins et demandes des différents clusters du groupe. Retour sur ce service qui aide non seulement chacun de ses employés, mais aussi le groupe à grandir.

Nos objectifs majeurs, chez TSL, visent à donner un service sur mesure à nos entités. Ils s’appuient sur trois piliers. D’abord, une stratégie de l’apprentissage en continu, qui permet aussi à Terra de progresser vers son objectif de devenir une learning organisation en proposant divers initiatives learning customisés, et/ou innovants. Nous souhaitons aussi optimiser les budgets de formation, les remboursements, l’utilisation des HRDC schemes et le retour sur investissement (ROI) de sorte à ce qu’il y ait un impact financier positif. Enfin, l’idée est aussi de maximiser le retour sur l’attente (ROE) », commence Isabelle Grenouille, Learning & Development Manager chez Terra.

Prenons l’un de ces piliers, le return on expectation (ROE). La première étape du ROE consiste à comprendre et reformuler les attentes du ou des commanditaire(s) pour ensuite identifier quelle solution répondra au mieux à ses/leurs attentes. « Prenons l’exemple d’un employé qui a de sérieuses lacunes au niveau de la communication avec son équipe », propose Isabelle. « Une discussion avec son responsable et le RH Manager nous aidera à définir les compétences, l’attitude ainsi que les indicateurs. Il s’agit de tout un package qui permet de mesurer si les attentes du responsable sont bien atteintes à la suite de cette formation et que la transformation résulte directement de ce package », poursuit-elle.

Pour se faire, on s’appuie sur un outil spécifique, le Kirkpatrick model. L’objectif étant d’avoir une formation qui soit à la fois efficace (« effective training », c’est-à-dire avec le bon contenu, le formateur adéquat entre autres, donc satisfaisant l’apprenant) et efficiente (« training effectiveness », soit, l’application des acquis au travail, un changement positif observable, donc répondant aux attentes de l’employeur).

Nous travaillons avec des formateurs et coaches externes, ainsi que des facilitateurs et coaches internes. Nous proposons aussi de multiples outils pour couvrir tous les besoins », continue-t-elle. Parmi ceux-ci, le test psychométrique CliftonStrengths34, disponible depuis juillet 2021, qui permet d’identifier et renforcer les talents et forces de chaque individu pour mieux les exploiter au quotidien, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle. « En 2021, 42 employés ont participé à ce test et l’impact s’en est ressenti », dit Isabelle. À cela s’ajoutent des sessions de coaching individuel disponible en format court de 7h30, ou long en 18h, qui visent à accompagner les employés et contribuent à leur montée en compétence.

De même, TSL dispense des ateliers approuvés par la Mauritius Qualifications Authority. En matière d’innovation, LEARNING@terra, la toute nouvelle plateforme de e-learning de Terra, également disponible en version « mobile » a été lancée en décembre 2021. « La digitalisation nous permet d’éviter au mieux la discontinuité dans l’apprentissage tout en s’adaptant aux nouveaux modes de travail », explique Isabelle..

Au-delà du développement professionnel et personnel de l’employé – qui apporte aussi son lot d’avantages à l’entreprise –, il y a aussi tout un aspect financier à prendre en compte car le principe premier du ROI est de veiller à optimiser l’utilisation du budget de formation. «

Nous pouvons être plus efficients en regroupant nos formations pour gagner du temps et diminuer les coûts par exemple », continue-t-elle.

En 2021, 169 employés ont bénéficié des services de TSL. « Au final, notre objectif principal est de veiller à ce que nos clusters aient ce ROI et ce ROE. En plus de pouvoir capitaliser sur notre investissement, la solution proposée doit pouvoir répondre à toutes les attentes et que l’employé grandisse à travers cela », conclut Isabelle.

Une initiative gagnante sur le long terme pour l’entreprise comme pour l’employé !

Voilà 32 ans que David Grand Maison a rejoint la grande famille de Terra. Aujourd’hui Factory Operator à Terra Milling, c’est avec détermination et enthousiasme qu’il aborde chaque journée de travail – deux qualités qui se retrouvent aussi dans sa passion, la course à pied. Rencontre.

32 ans, c’est toute une vie ! « J’ai commencé au bas de l’échelle. C’est en tant que ‘manœuvre’ que j’ai débuté à Terra, où je m’occupais des blocs de bagasse », confie-t-il. Ses efforts ne passent pas inaperçus et il se met à gravir, d’année en année, les échelons, jusqu’à devenir Factory Operator. Un travail essentiel pour une entrecoupe et une coupe sereines.

Durant la coupe, je m’occupe de toutes les préparations relatives au moulin », dit-il. Celles-ci touchent à de nombreux aspects, tels que la vérification de la température ou encore du niveau d’huile. Pendant l’entrecoupe, David est chargé de superviser les opérations de réparation, tout en restant en contact direct avec son supérieur. « Je suis très fier de mon parcours et de mon travail. Il y a toujours un nouveau défi à relever et c’est cela qui me plaît le plus », continue-t-il.

Grand amateur de challenges, il adore se surpasser – une détermination qui se reflète aussi dans sa passion pour la course à pied. « Je cours depuis très jeune, cela m’aide à me recentrer et à aborder chaque nouvelle épreuve avec plus de clarté », dit-il. Son terrain favori : la nature, loin des bruits de la ville. De quoi accueillir chaque nouvelle journée avec énergie et concentration.

Lorsqu’un cyclone menace de passer près de l’île, une centrale thermique doit s’organiser pour continuer de fonctionner ! Ce fut le cas de Batsirai et Emnati en février dernier. Pour assurer la continuité de la production, tout un système est mis en place et un protocole suivi à la lettre pour que tout se passe dans les meilleures conditions. Retour sur ces préparatifs.

Notre travail de préparation commence dès l’annonce d’une alerte cyclonique de classe 1 », commence Suraj Ramroop, chef d’exploitation chez Terragen. C’est en effet toute la centrale qui s’active pour assurer la sécurité du site. Les portes et volets sont fermés, les objets volants sont sécurisés, le nettoyage est fait et les bandes transporteuses sont inspectées. « Nous faisons aussi le plein de gasoil, de charbon et de produits chimiques, mais mettons aussi à disposition des batteries et matelas pour nous préparer aux futures alertes », explique Adish Sewlall, QSE Coordinator à Terragen.

A l’annonce d’une alerte de classe 2, les équipes poursuivent le travail et fonctionnent normalement. La centrale s’approvisionne en nourriture et on poursuit les travaux de rangement. « C’est aussi le moment où nous nous assurons d’avoir un stock de charbon suffisant pour pouvoir continuer de fonctionner durant le cyclone », dit Suraj.

C’est en classe 3 que tout change. « Le personnel d’astreinte de la semaine, composé d’un mécanicien, d’un électricien, d’un chimiste et d’un conducteur de chargeuse restent à la centrale et se confinent », poursuit-il. À cela s’ajoutent le chef d’exploitation, deux équipes de quart qui travaillent en rotation et des gardiens. « Pendant cette période, c’est l’entraide qui règne. Personne ne se cantonne à son propre domaine et tout le monde met la main à la pâte pour que tout se déroule au mieux », dit Adish.

Résultat : Batsirai et Emnati se sont passés sans encombre et la centrale n’a connu aucune panne, ni arrêt. « Heureusement, ces deux cyclones n’étaient pas trop forts et tout s’est bien passé », confie Suraj. Ce dernier, qui travaille à la centrale depuis sa création, en a vu passer des cyclones ! « Nous avons connu pire, notamment avec Gamède en 2007 où l’alerte de classe 4 était restée en vigueur pendant une longue période. Nous avions dû rester confinés pendant trois jours, ce qui peut être compliqué, car il y a tout une gestion – de nourriture, de travail, etc. – à faire », poursuit-il.

Ameet Jutton, chef de quart à la centrale depuis 2016, n’a pas connu beaucoup de cyclones a Terragen et a, en quelque sorte, fait son baptême du feu en février. « Nous sommes restés confinés durant 36 heures, ce qui était un peu long, mais il faut dire que c’était une belle expérience », dit-il.

Une fois le cyclone passé, c’est une autre procédure qui se met en place. « Nous récupérons le feedback des différentes équipes pour établir un REX – un retour d’expérience. Nous faisons ensuite un rapport qui nous permet de nous améliorer, que ce soit pour la sécurité ou le bien-être des employés », explique Adish. Une fois le REX validé par le directeur, différentes actions sont alors mises en place. Un protocole fidèle à la philosophie de perfectionnement constant de Terragen !

Longtemps considéré comme un univers essentiellement masculin, le secteur de l’agriculture accueille aujourd’hui de plus en plus de femmes. Présentes dans tous les aspects du domaine, ce sont des connaissances et une approche particulière qu’elles offrent une industrie qui aspire à une amélioration constante. Portrait de quatre femmes qui apportent chaque jour leur pierre au grand édifice de l’agriculture.

Mehendi Leelah – Quality & Sustainability Assistant à Terra Milling

Détentrice d’un diplôme en Chemical Engineering, Mehendi a rejoint les équipes de Terra Milling voilà un an et demi en tant que stagiaire. « J’étais d’abord chargée de superviser la qualité du sucre que l’on emballe pour les clients », explique-t-elle. Ce suivi touche à de nombreux aspects car il faut non seulement respecter les normes en vigueur et les spécifications du client, mais il faut aussi être en interaction constante avec le Mauritius Sugar Syndicate ainsi que le client. « Nous suivons minutieusement toutes les demandes des clients et respectons toutes les normes. Il nous faut aussi assurer le suivi des audits ainsi que tout le travail effectué à l’usine pour l’emballage », poursuit Mehendi. Cette dernière fait vite ses preuves car elle est intégrée après quelques mois dans l’équipe de Terra Milling où s’ajoute à ses tâches celle de durabilité. « Nous nous engageons à disposer des déchets, tels que les huiles et les plastiques, de façon durable », dit-elle. Sa motivation au quotidien : un apprentissage constant. « On ne s’ennuie jamais et il y a toujours quelque chose à apprendre. Terra représente, pour moi, une sorte de petite université », conclut-elle.

Farmeen Salamut – Area Manager à Terragri

Après avoir obtenu un diplôme en Agriculture et quelques années d’expérience en horticulture et autres, c’est en tant qu’Operations Officer que Farmeen débute à Terra en 2016. Alors employée, elle poursuit ses études et obtient un Master en Changement Climatique et en Développement Durable. En 2021, elle est promue Area Manager de la région du Mount, un travail stimulant qui promet des journées bien remplies ! Chargée de l’évolution des cultures de canne, elle s’occupe au quotidien de la supervision et du contrôle de l’ensemble des opérations qui sont très variées : plantation manuelle, contrôle des mauvaises herbes, fertilisation… « Ma thèse d’études portant sur les plantations énergétiques, je m’occupe aussi des plantations d’eucalyptus sur les terres marginales à travers la propriété. Je suis aussi responsable du projet de plantation de macadamia et de la réhabilitation des vergers », explique Farmeen. Possédant une vue d’ensemble sur la production, son travail touche aussi à la gestion financière et administrative de la section. Afin d’être rentable, elle doit donc faire des choix judicieux. Un métier exigeant, mais passionnant. « Dans l’agriculture, les jours ne se ressemblent pas. On suit le rythme de la nature et on s’adapte, surtout avec le changement climatique. C’est un domaine dynamique dans lequel on ne s’ennuie jamais », dit-elle.

Sanjula Groodoyal – Operations Officer à Terragri

C’est en 2019 que Sanjula rejoint les rangs de Terragri en tant que stagiaire, avant d’être engagée en tant qu’Operations Officer en 2021. Diplômée en Agricultural Science and Technology, la terre est sa passion. « Je gère aujourd’hui les opérations de diversification du groupe à travers la plantation de pomme de terre, d’oignon, de melon d’eau ou encore de pistache », souligne Sanjula. Et à chaque légume sa saison pour un calendrier bien rempli. Si les matinées sont dédiées aux tournées dans les champs pour vérifier que tout se déroule comme prévu, les après-midi sont, quant à eux, consacrés au travail de bureau et notamment à l’élaboration du planning du lendemain. Son travail ne s’arrête pourtant pas là car le travail de Sanjula touche aussi à la canne. « Pendant la coupe, hormis la récolte, nous nous assurons aussi qu’il n’y a pas de pertes aux champs. Nous les fertilisons ensuite et poursuivons les travaux de nettoyage et d’entretien durant l’entrecoupe », explique-t-elle. Si le calendrier de l’année est bien défini, les journées sont pourtant toutes différentes et c’est bien ce qui nourrit chaque jour la passion de Sanjula. « Il y a toujours quelque chose à apprendre sur le terrain, que ce soit avec les travailleurs, les consultants, les collègues ou encore les collaborateurs. C’est une expérience particulièrement enrichissante car nous faisons des essais et nous tentons à chaque fois de nous améliorer », dit-elle.

Annick Vingta – Senior Accounts Clerk à Terragri

Cela fait déjà 10 ans qu’Annick travaille pour le groupe Terra. Si elle s’occupait au départ de l’aspect comptable de tout le groupe, elle rejoint, après la division de Terra en sections distinctes, Terra Milling et Terragri en 2019. Chargée du paiement des fournisseurs, elle fait aussi le suivi des factures, s’occupe de réconcilier les comptes et accompagne les auditeurs. « Le travail peut être exigeant car nous avons beaucoup à faire. Mais l’aspect humain, à travers les relations que l’on tisse avec nos différents interlocuteurs, est quelque chose de particulièrement stimulant et gratifiant », explique-t-elle. Car des échanges, elle en a au quotidien, ce qui demande une adaptation constante et une capacité d’écoute aiguisée. Au-delà de son amour pour les chiffres, c’est cette chaleur humaine qui la motive au quotidien dans son travail. « Nous travaillons dans un cadre unique, entouré de nature. Notre environnement de travail est unique car nous cultivons de belles relations entre collègues et c’est ce contact avec l’autre qui me stimule chaque jour », confie-t-elle. « Nous avons aussi la possibilité d’apprendre plus, avec des formations organisées, et de nombreuses choses sont mises en place pour valoriser la femme, ce qui représente, selon moi, une approche très importante du groupe », conclut-elle.

C’est en août 2021 que Grays décide de se lancer dans l’aventure Made in Moris. Ce label, aujourd’hui bien connu des producteurs de l’île, assure la valorisation de la qualité et de l’innovation ainsi que la promotion des savoir-faire locaux. Florence de Coriolis, Assistant Brand Manager chez Grays, nous en dit plus.

Si l’histoire du rhum et du sucre est indissociable de l’histoire de l’île, elle l’est tout autant de l’histoire de Grays. Bien que la compagnie soit née en 1931, elle porte un héritage riche de près de 300 ans, avec l’avènement, en 1740, de la première sucrerie de l’île à Villebague, puis de la première distillerie de Harel Frères en 1838. C’est ce savoir-faire, sublimé au fil des décennies, que Grays a d’ailleurs voulu célébrer avec la création, en 2003, de sa nouvelle collection « New Grove ».

À travers la canne, le rhum et le sucre font partie de notre ADN. Nous avons voulu rendre honneur à cette histoire en créant des produits locaux de qualité dans un marché mondial déjà dominé par les grands du nom », explique Florence. Et c’est sur une touche proprement mauricienne que mise la compagnie avec sa formule « du champ au verre ». En effet, de la plantation à la commercialisation, en passant par l’usinage, la distillation et le vieillissement, c’est la terre et les mains mauriciennes qui sont mises au cœur de chacune des étapes de production du rhum.

Rejoindre les adhérents Made in Moris était donc une évidence. « Nous voulons faire partie intégrante des producteurs locaux et montrer que le savoir-faire mauricien a de la valeur », dit Florence. En plus d’offrir une visibilité accrue, c’est aussi une preuve d’authenticité qu’apporte le label. « Chaque étape de production est analysée pour le label, il faut répondre à des critères spécifiques. Au final, l’obtenir est un gage de qualité », poursuit-elle.

Si l’un des objectifs du label est de promouvoir les savoir-faire mauriciens, il permet aussi de faire connaître et de valoriser les nouveaux métiers. « Nous faisons intervenir de nombreux métiers à Grays car nous sommes présents à chaque étape de la production de rhum, ce qui nous permet aussi de nous assurer de la qualité de notre produit. Ce sont ces métiers que nous avons voulu valoriser », dit Florence. La compagnie, qui fait vivre de nombreux secteurs d’activités, crée aussi de nouveaux métiers sur le plan local, jusqu’ici inexistants à Maurice. C’est le cas du métier de maître de chai, chargé de la gestion du bon vieillissement du rhum.

Si la compagnie a beaucoup à gagner de son nouveau label, elle apporte, de son côté, elle aussi de l’eau au moulin. Après un début couronné de médailles avec son New Grove Plantation en 2003, Grays continue d’étoffer son catalogue et s’est, en moins de 20 ans, frayé une place de choix dans un marché jusqu’alors dominé par les Caraïbes. « Nos produits ont obtenu de nombreuses récompenses et s’exportent dans plus de 30 pays. Cela nous permet de promouvoir non seulement le savoir-faire mauricien, mais aussi le label Made in Moris dans le monde », conclut Florence. Une belle façon de faire vivre l’histoire de l’île !