Thursday, December 8, 2022 15:44:59

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Depuis juillet 2021, les équipes de Terra ont intégré un tout nouvel outil au sein du groupe pour accompagner le développement de ses collaborateurs : l’évaluation CliftonStrengths. Développé par l’entreprise américaine Gallup, il s’agit d’une évaluation sous forme d’un questionnaire en ligne qui permet d’établir un profil des forces et talents de chacun. Un véritable tremplin pour mieux structurer les équipes en fonction des talents individuels ! Christopher Park, Group Human Resources Manager chez Terra, a l’origine de son introduction, nous en dit plus.

Pourquoi avoir choisi l’évaluation CliftonStrengths ?

Ce qui le différencie des autres tests, c’est son approche humaine. Il se concentre sur les forces et non les faiblesses des gens. Plutôt que de s’attacher à combler les écarts créés par nos faiblesses, il nous permet d’investir du temps et des ressources pour renforcer ce que les gens font de mieux. Lorsque j’en ai entendu parler, j’ai contacté quelques coachs certifiés à Maurice et à l’étranger et leur réponse a été unanime : ils m’ont tous dit qu’il était excellent. J’ai donc décidé de suivre une formation pour obtenir la certification de coach CliftonStrengths.

En quoi consiste exactement cette évaluation ?

Il s’agit d’un questionnaire en ligne qui peut durer jusqu’à 45 minutes. Ce sont 177 énoncés qui sont présentés et il faut choisir dans quelle mesure ils nous correspondent – ou non. Cela permet de déterminer les modèles de pensée, de ressenti et de comportement de chaque personne. Le test permet ainsi d’identifier 34 talents, divisés en quatre domaines et classés selon leur force. À chaque talent correspondent une série de traits et un tempérament précis. Une séance de débriefing d’une heure et demie suit le test et se concentre sur les cinq talents majeurs de la personne concernée.

Une fois les cinq talents définis, quelle est la marche à suivre ?

Le test et la session de débriefing sont offerts par le Centre de Formation de Terra (Terra Services Training Centre). Une fois le débriefing terminé, la personne peut décider de se faire coacher sur cinq sessions, ce qui permettra de travailler sur ses autres talents et de voir comment exploiter au mieux son potentiel. J’organise aussi des ateliers et des formations de groupe pour travailler en équipe sur les talents de chacun.

Quel est, selon vous, l’intérêt de ce test tant au niveau de l’entreprise qu’au niveau individuel ?

Au niveau de l’individu, c’est devenir conscient de ses points forts et apprendre à les développer. En identifiant les talents de tout un chacun, on crée aussi une source de motivation et d’engagement. Cela nous permet par la même occasion d’utiliser ces
différences qui font que chaque personne est unique pour repenser le fonctionnement de nos équipes au sein même du groupe. Mon ambition est de créer une culture autour de ce test, par exemple en organisant des ateliers – comme c’est actuellement le cas chez Grays au sein de l’équipe ORECA et Vins. Cela permet de partager les forces de chacun, de les utiliser et d’organiser le travail d’équipe différemment pour mieux avancer. Ce sont aujourd’hui 36 personnes qui ont bénéficié de ce test et qui y voient plus clair quant à leur propre fonctionnement et à la manière d’être plus efficace dans leur vie de tous les jours

L’année 2020 a marqué un tournant dans les opérations de Terragri, avec un effort concentré sur la mise en place de techniques agricoles écologiques. Pépinière d’idées novatrices, d’expérimentations heureuses et de réussites, ces techniques ont permis d’ouvrir la voie à une agriculture douce et respectueuse de l’environnement.

Si l’engagement vert de Terragri avait déjà démarré avec le recyclage des huiles usées du garage en 2010, c’est en 2020 que la compagnie commence à revoir entièrement son fonctionnement pour des opérations plus respectueuses de l’environnement. L’un des premiers soucis qui se pose aux équipes : la lutte contre les adventices, plus communément appelées les mauvaises herbes. Pour réduire l’utilisation en herbicides, soit les traitements traditionnels, Terragri a dû faire preuve d’ingéniosité et instaure, dès 2020, des techniques intelligentes et plus vertes.

« Nous utilisons aujourd’hui de nombreuses techniques, dont certaines sont toujours en phase d’expérimentation. Par exemple, plutôt que de défricher les champs en optant pour le brûlis – qui a des conséquences désastreuses sur l’environnement –, nous misons plutôt sur l’utilisation de paillis de canne pour réprimer la pousse des adventices », explique Jean-Marc Jauffret, Agricultural Manager chez Terragri.

En 2021, ce sont 500 hectares qui ont ainsi été couverts : une technique qui a permis une réduction considérable en termes d’utilisation d’herbicides. Mis en place en 2020, le désherbage mécanique est, lui aussi, une technique en pleine expérimentation qui permettrait d’oeuvrer pour la lutte contre les adventices.

Et pour réduire l’utilisation d’engrais chimiques, Terragri s’est lancée dans une méthode originale : la rotation avec une légumineuse. Les doliques pourpres plantées dans les champs représenteraient en effet une source d’azote importante, y réduisant donc l’application d’engrais chimiques azotés. « Trois mois après le semis, les plantes sont broyées et incorporées dans le sol pour une restitution de l’azote. La canne utilisera ensuite l’azote fixé par la légumineuse pour sa propre nutrition. Cela nous permet de rationaliser, et parfois même d’éliminer l’utilisation de fertilisants chimiques pour la plantation, et de mieux contrôler les adventices », affirme Patricia Laurent-Ragavan, agronome chez Terragri. L’utilisation d’écume de sucrerie comme source de phosphate et la valorisation de la vinasse comme engrais potassique dans les champs ont, elles aussi, permis de réduire l’application d’engrais chimiques.

« Notre but est de diminuer l’introduction de matières étrangères dans le sol et d’assurer la pérennité de nos terres », ajoute Patricia. Un engagement qui se ressent dans les initiatives prises par Terragri. La décision de s’essayer à la canne biologique en est un bon exemple. Démarrée en 2019, ce sont 58 hectares qui ont été dédiés à la culture biologique qui est toujours au stade d’expérimentation. L’intégration d’outils technologiques en 2021, du type QGIS ou drone, en est un autre exemple. « Ces outils nous permettent de concevoir des plans d’aménagement. Le but est de minimiser les risques d’érosion amplifiés par les flash
floods et la perte de couche arable », dit Jean-Marc. « Le logiciel GQIS nous permet aussi d’identifier les bassins versants, ce qui contribue à la conception de passages d’eau dans les champs », ajoute Patricia. Des solutions innovantes pour un aménagement du territoire définitivement plus respectueux de la nature.

Cela fait maintenant 7 ans que Sevita Bheemuck-Hurdowar a rejoint l’équipe de Terragen. Embauchée dès sa sortie de l’école en tant qu’Administrative Assistant, elle sait relever avec brio tous les défis qui se présentent à elle au quotidien et s’épanouit chaque année un peu plus dans son travail. Rencontre avec cette passionnée qui a su trouver l’équilibre parfait pour plus d’efficacité au travail.

« Dans mon travail, je ne connais pas la routine : les journées ne se ressemblent jamais », commence Sevita. En effet, la jeune assistante porte chaque jour de nombreuses casquettes… et c’est cela qui lui plaît ! Son travail, qui touche à de nombreux domaines,  représente pour elle un défi qui la motive au quotidien. Côté comptabilité, elle jongle avec de nombreux systèmes pour assurer que tout fonctionne bien comme il faut. Elle s’occupe ainsi de la gestion des congés et assure la conversion des bons de commandes ainsi que l’entrée des factures. Tout récemment, une nouvelle responsabilité s’est ajoutée à sa liste : elle s’occupe depuis quelques semaines de faire des chèques créanciers.

Son travail touche aussi aux ressources humaines : « Je fais par exemple le suivi des documentations et formations qui sont requises pour les audits ou qui se rapportent aux normes QSE adoptées par Terragen », continue-t-elle. Touche-à-tout, c’est aussi elle qui fait le suivi des remboursements et qui calcule les heures supplémentaires pour le rapport mensuel. Lors de la maintenance annuelle de la centrale, c’est aussi à elle que revient la tâche d’organiser l’arrivée et le séjour des prestataires étrangers. Un travail méticuleux qui ne peut admettre aucune erreur, au risque de retarder les opérations de maintenance et la
production. À cela s’ajoutent de nombreuses tâches administratives qui promettent des journées bien remplies ! « Le travail ne me fait pas peur, au contraire. Les obstacles que je peux rencontrer au quotidien sont, pour moi, une grande source de motivation», explique-t-elle.

Le secret, peut-être, de sa réussite : une vie bien balancée. Car si Sevita aime particulièrement les challenges posés par des journées de travail animées, elle affectionne en contrepartie les moments de calme où elle peut se ressourcer. Que ce soit en cuisinant de bons plats à la maison, en s’évadant lors de longues randonnées le week-end sur les. plages du sud, ou encore avec un bon livre à la main, ces moments de tranquillité lui permettent de recharger complètement ses batteries avant de démarrer la semaine sur les chapeaux de roues !

En juillet 2021, alors que des amendements sont faits sur les Public Health Regulations de 2008, les entreprises concernées doivent revoir entièrement leur fonctionnement. Ces modifications, qui visent à réduire la consommation d’alcool, posent cependant quelques problèmes. Retour sur la question avec Cedrick Raffray, BU Manager de Wines, Horeca et 20/Vin chez Grays.

De nombreuses modifications ont été effectuées aux Public Health (Prohibition on Advertisement, Sponsorship and Restriction on Sale and Consumption in Public Places of Alcoholic Drinks) Regulations de 2008. Quelles sont-elles et quel en est le but ?

Le but derrière ces amendements est d’élargir les prohibitions en général, en apportant des spécifications et précisions sur des mots de l’ancienne loi, tels que « Promotions » ou encore « Public Places ». L’idée est donc de clarifier certaines zones d’ombres de la précédente loi, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi.

Certains amendements, moins évidents peuvent, de leur côté, poser problème. Un exemple: cette nouvelle loi stipule qu’un « Alcohol Manufacturer » ne peut utiliser son nom d’entreprise sur un support de communication, quel qu’il soit – ce qui est très contraignant pour une société spécialisée dans la production d’alcool. Un autre amendement concerne la promotion des produits alcoolisés par rapport aux B2B (Business-to-business) : nous ne pouvons, aujourd’hui, plus offrir de remises, ni utiliser le support de l’événementiel. Cela n’est pas sans entraîner de nombreuses complications par rapport à nos partenaires, en particulier durant cette période.

Des discussions ont néanmoins été entamées entre le gouvernement et les différents acteurs du secteur, en collaboration avec la Chambre de Commerce, pour apporter, nous l’espérons, quelques changements à cette nouvelle loi.

Grays s’est longtemps fait connaître via les canaux habituels (publicité, sponsoring, organisation d’événements). Comment cette nouvelle loi a-t-elle impacté les campagnes des marques d’alcool produites et représentées par Grays ?

Nous respectons évidemment la loi en vigueur et avons dû stopper nos campagnes publicitaires. Il faut cependant préciser que cette loi représente un « Public Health Act » et ne s’applique donc pas aux événements privés et aux lieux considérés comme « Non Public». Heureusement, Grays a depuis de nombreuses années dégagé, notamment à travers ses boutiques 20/Vin, un axe de développement sur la consommation de qualité et responsable. Des soirées de découverte privées sont donc toujours possibles et acceptées.

Vous avez donc dû revoir complètement vos modes de fonctionnement, ainsi que vos collaborations avec vos partenaires (restaurants, cafés, bars, etc.). Comment poursuivez-vous aujourd’hui votre activité et faites-vous parler de Grays ?

Nos partenaires de la restauration, des cafés et des bars ont toujours eu besoin du soutien de leurs partenaires et fournisseurs. Ils auront toujours le nôtre. Deux de ces axes de support, les remises et les supports événementiels, devront évoluer. Heureusement, nous avons depuis longtemps misé sur la formation, la connaissance des produits et d’autres axes qui apportent de la valeur ajoutée plutôt que de ne nous appuyer que sur les axes promotionnels.

Amendements impopulaires pour certains, justifiés pour d’autres. Quel est le positionnement de Grays quant au renforcement de ces lois qui visent à réduire l’alcool ?

Le but de cette loi est de limiter l’excès d’alcool qui, comme tout excès, peut être néfaste. Nous soutenons évidemment ce message car l’abus d’alcool représente un problème social majeur. Si nous ne sommes pas sûrs que cette nouvelle loi réduira la consommation d’alcool en général, nous pensons néanmoins qu’elle impactera la qualité des produits consommés, ce qui peut, au final, être préjudiciable pour les consommateurs.