Friday, February 3, 2023 15:45:03

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Alors que la coupe 2021 prenait fin début janvier 2022 en raison d’une panne importante sur l’un des moulins, elle s’est achevée, cette année, le 6 décembre. Les chiffres ne mentent pas : il s’agit d’une année record en matière de profitabilité pour le cane cluster. Pourtant, les obstacles ne manquaient pas ! Le point avec Michael Melisse, Administrative & Statistical Officer à Terra Milling, et Sébastien Mamet, General Manager (Agriculture) de Belle Vue.

« Cela fait 15 ans que je suis là et nous n’avons jamais connu une année aussi exceptionnelle ! », commence Michael. En effet, tous s’accordent à dire que cela fait longtemps que Terra n’a pas connu une telle année d’un point de vue économique. Et pourtant, les chiffres prédits n’ont pas été atteints ! « Malgré une baisse de 15 % dans le volume de la canne avec une première estimation à 795 000 tonnes, nous avons terminé la coupe avec quelque 687 000 tonnes de cannes », explique-t-il.

Cette baisse de production a, selon Michael, plusieurs raisons : en plus de l’abandon de la culture de la canne par de nombreux planteurs, les conditions climatiques n’ont pas été au rendez-vous. « Nous n’avons pas eu beaucoup de pluie cette année et il a fait très chaud », ajoute-t-il. Une situation compliquée qui entraîne le dessèchement de la canne durant cette période.

Si le tonnage de cannes récoltées a baissé, la production de sucre a, quant à elle, augmenté comparé à 2021, atteignant les 76 000 tonnes de sucres spéciaux. Cela s’explique par un meilleur taux d’extraction. « Ce dernier a atteint les 11,02 % en 2022, contre environ 10 % en 2021. Cela fait au moins dix ans que nous n’avons pas vu cela ! », confie Michael. En plus de cela, une baisse des pannes qui ont émaillé l’année 2021 et un temps réduit de maturation des cannes ne manquent pas de peser dans la balance.

C’est une réussite qui découle aussi du prix favorable du sucre sur le marché international et de la dépréciation de la roupie. Cette dernière est pourtant à double tranchant. « Si la vente à l’extérieur s’en porte mieux, les prix du matériel acheté à l’étranger ont flambé et les coûts de maintenance ont triplé cette année », continue Michael. Ajoutons à la liste le fret qui, au lieu de prendre quelques jours, s’étend sur plusieurs mois.

Vu les nombreux obstacles, cette coupe n’en est que plus réussie ! Pour Michael, il n’y a pas de secret. « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la clé. Ces mots définissent le travail effectué par l’équipe de Terra Milling durant la coupe 2022 », dit-il. L’arrivée de Didier Ramsamy en tant que meneur d’équipe a, selon lui, aussi amplifié l’esprit de corps de Terra Milling. « Notre plus grande force a été de toujours chercher à nous surpasser, en plus d’une collaboration extraordinaire entre Terragri, Terra Milling et Terragen », poursuit-il.

« Nous avons aussi entamé une restructuration opérationnelle, humaine et technologique depuis 2016 et elle commence à porter ses fruits », ajoute Sébastien. Automatisation à l’usine, fermes digitales, agriculture de précision… « Nous sommes aujourd’hui une entreprise efficiente, avec des coûts de production sous contrôle », poursuit-il. C’est une toute nouvelle organisation du travail qui est mise en place pour gagner en temps et en
efficacité. « Nous essayons toujours de nous améliorer à travers de nouvelles initiatives », conclut Michael.

Il nous tarde de voir ce que nous réserve la coupe 2023 !

L’année 2023 démarre tout en couleurs avec des nouveaux agendas et calendriers qui fleurent bon le patrimoine du groupe. Benoît Vincent, qui a rejoint les rangs de Novaterra depuis juin 2022, nous dévoile cette collection, l’un des premiers projets sur lesquels il a pu laisser s’exprimer son âme de graphiste.

Si les collaborateurs reçoivent tous les ans un agenda et un calendrier, l’équipe de communication a voulu, cette année, changer quelque peu les choses pour leur donner une touche plus personnelle. « C’est la première fois que nous travaillons en interne sur ce projet, ce qui nous a permis d’instiller un peu plus l’âme de Terra dans nos créations », explique Benoît.

Commence alors un brainstorming avec son équipe. Le défi : faire parler le patrimoine de Terra. Et qu’est-ce qui représente le mieux le groupe, sinon la canne à sucre ? « Le réel challenge a été, pour moi, de créer douze variations de couleurs et de visuels de canne à sucre pour le calendrier. Il a fallu faire preuve de créativité, un peu comme pour la conception d’un tableau », poursuit-il.

Au-delà des représentations de canne, c’est un véritable jeu de couleurs qui s’anime pour représenter le soleil, de son lever à son coucher pour le calendrier. « Nous avons voulu faire une allégorie entre le lever du soleil et le renouveau de l’industrie sucrière qui ressort enfin la tête de l’eau après quelques années difficiles. Quant au coucher de soleil, c’est un moment vraiment magique qui jongle avec différents tons », explique Benoît. L’agenda évoque en ce sens un champ de canne illuminé des magnifiques couleurs du crépuscule mauricien.

Des idées pour l’année prochaine, Benoît en a déjà quelques-unes. « Je suis passionné par PhotoShop et j’aimerais intégrer cet univers dans les prochaines créations, peut-être à travers la photographie. Nous avons encore le temps de nous pencher sur la question », dit-il. Après les magnifiques créations de cette année, il nous tarde de voir ce que nous réserve l’équipe créative pour l’année 2024 !

En 2022, après le succès de la campagne « Aret Bril Kann » lancée l’année précédente, Terra voit large et décide de célébrer cette fois l’ensemble de l’industrie cannière à travers sa campagne « Yes We Kann ». Retour sur celle-ci avec Emeric Vigier de Latour, Communications Manager chez Terra.

Pour contrer le bilan catastrophique qui dénombrait près de 1 000 hectares détruits par des incendies intempestifs en 2020, le groupe décide de lancer la campagne « Aret Bril Kann » en 2021. Les résultats se font rapidement sentir car l’on compte, à la fin de l’année, quelque 110 hectares brûlés. Une réussite sur tous les fronts qui continue en 2022 puisque le nombre d’incendies s’élève à 49 pour environ 131 hectares brûlés.

« La campagne Aret Bril Kann avait toute son importance en 2021. Cette année, nous avons voulu passer un message plus positif et célébrer cette industrie toujours plus moderne et les gens qui la composent ! », dit Emeric. En plus de la Swan, qui renouvelle son partenariat avec Terra pour cette campagne, Alteo se joint aussi au groupe, lui permettant de couvrir une région plus importante et de toucher plus de personnes, mais aussi d’unir les forces des différents acteurs pour plus d’impact.

Tous les médias sont donc investis pour laisser parler cette industrie qui ne cesse d’évoluer. Au total, ce sont une quinzaine de spots à la radio, 3 panneaux publicitaires, 20 posts sur les réseaux sociaux et plus de 15 articles et 20 pubs dans la presse qui cumulent des centaines de milliers de vues. Au programme : un tour d’horizon des différentes composantes qui représentent l’industrie cannière.

Si l’un de ces thèmes reprend évidemment la sensibilisation aux incendies, les autres touchent à la valorisation de ce secteur de pointe. Ce dernier, qui ne se portait pas aussi bien ces dernières années, connaît un réel essor depuis la crise sanitaire et offre un réel potentiel économique. « Nous poursuivons nos efforts en matière d’optimisation. C’est une industrie à laquelle nous croyons fermement », explique Emeric.

L’industrie sucrière n’a en effet jamais été aussi moderne. « Nous possédons aujourd’hui des machines intelligentes, dotées d’un GPS intégré, et pratiquons l’agriculture de précision grâce à de nombreux outils, dont des drones, pour optimiser la croissance de la canne », poursuit-il. Un effort d’ailleurs célébré, avec l’évolution des métiers et la présence de plus en plus importante des femmes dans le secteur, par la campagne « Yes We Kann ».

« Nous avons aussi voulu mettre en avant les sous-produits de la canne car ils sont variés et touchent à de nombreux domaines » dit Emeric. En plus des sucres spéciaux produits par Terra, le groupe utilise aussi la bagasse pour générer de l’énergie verte et se sert même de la paille de canne aux champs pour réduire son utilisation en herbicides. Une industrie qui possède de nombreuses facettes insoupçonnées… qui seront une nouvelle fois célébrées en 2023 !

Crée en 2010, Terra Foundation vient cimenter l’un des engagements les plus forts de Terra : la création de liens dans la communauté et l’aide aux personnes vulnérables. Douze ans plus tard, la fondation ne ralentit pas son travail et continue à collectionner les success stories. Retour sur cette belle histoire avec Marie Annick Auguste, CSR Manager à Terra Foundation.

Si Terra Foundation a été crééé dans le but de répondre expressément à cette philosophie d’entraide du groupe, Terra avait déjà commencé le travail depuis quelques décennies. « Avant même la création de la fondation, le groupe était déjà très engagé socialement et dédié au développement des communautés locales, notamment à travers l’usine sucrière de Belle Vue (Terra Milling) et Grays », explique Marie Annick.

En 2010, Terra Foundation vient centraliser et coordonner ces efforts, amplifiant les actions déjà entamées à travers des structures de la RSE – plus connu sous le sigle anglais CSR. « Ce qui fait que nous avons aujourd’hui des partenariats allant de 12 à 45 ans, voire plus, avec certaines ONG », poursuit-elle. En douze ans, le travail abattu par la fondation est énorme et les résultats s’en font sentir.

Le bilan : une réussite sur tous les fronts et la découverte de nombreux talents. Pour Marie Annick, voir les enfants vulnérables s’épanouir et s’accomplir à travers les différentes opportunités proposées par les ONG est un véritable baume au cœur. « D’autant plus que ces jeunes reviennent parfois travailler ou offrent leurs services à l’ONG qui les avait accueillis », confie-t-elle.

Les projets de la fondation sont multiples et touchent à de nombreux domaines. Parmi les initiatives les plus récentes, la pièce de théâtre Gran Mama, organisée conjointement avec la PLP Académie et jouée par les enfants, ainsi que le parrainage du champion national de cyclisme dans la catégorie Cadet, lui permettant d’aller effectuer un stage d’entraînement en Afrique du Sud.

« Les points forts de l’année 2022 auront été la synergie et l’entraide entre les ONG de la région, mais aussi le fait que la fondation ait pu établir des liens permettant d’aboutir à de belles collaborations », conclut Marie Annick. La fondation ne compte pas se reposer sur ses lauriers et continuera à consolider ses actions en 2023 à travers des projets en cours ou à venir.

Offrir des formations appropriées aux personnes sans emploi de la région, connecter les professionnels du groupe aux ONG nécessitant des expertises, renforcer la collaboration entre les ONG partenaires de la fondation… Les actions entreprises prennent différentes formes. Et la nouvelle année promet d’être riche en projets que Marie Annick ne manquera pas de nous dévoiler très vite !

Nous nous sommes promenés dans les rues de Beau Plan pour découvrir son évolution et vous donner des nouvelles de son développement. Montez sur une trottinette électrique avec nous, et c’est parti pour une balade à travers cette ville en devenir !

9h30
Notre point de départ : les résidences Mango Village. Livrés en novembre, ces appartements et duplex sont le 1er projet résidentiel bâti de Beau Plan. Ils sont bordés d’un côté par le centre commercial, et de l’autre par une allée de manguiers. Un cadre de vie rêvé pour leurs 26 propriétaires. Ils seront rejoints par les acquéreurs de la phase 2, en cours de commercialisation.

12h
Pause déjeuner au Mahogany. Si les choix alléchants du foodcourt Ki Pou Manze nous font hésiter, une chose est sûre : nous nous installerons sur une table face au lac pour profiter de la vue, comme les autres visiteurs venus faire un break #bythelake !

13h15
Les affaires reprennent. Direction : The Strand. Ces bureaux en construction, dont la livraison est prévue pour début 2023, ont de quoi impressionner. Leurs trois bâtiments, tournés vers le lac, accueilleront un espace gym et de nombreux avantages pour les travailleurs. Work in Beau Plan, c’est une nouvelle approche de la vie de bureau !

15h30
Après le travail, place à la détente… Nous allons au Creative Park, où règne une atmosphère conviviale. Des touristes sont venus visiter la joaillerie Patrick Mavros et la boutique African Trader, un cours de danse démarre au Studio Dance School et quelqu’un récupère un tableau tout juste imprimé par The Octopus.

16h45
Pour finir en beauté, nous partons explorer la partie résidentielle de la ville. Derrière l’allée majestueuse de palmiers royaux, les quartiers s’animent. Le Hameau est déjà bien peuplé, et les familles qui ont acheté un terrain aux Muguets ou sur les Terrains du Parc commencent doucement à l’aménager. Bientôt, Beau Plan respirera la vie !

La biomasse jouera un rôle important dans le futur approvisionnement énergétique de l’île Maurice – et cela, Terragen l’a bien compris. Découverte de cette source d’énergie renouvelable source de nombreux espoirs.

À la centrale de cogénération Terragen, installée à Mapou, on ne ménage pas ses efforts pour produire de l’électricité : chaque jour, différents combustibles (bagasse, paille, charbon) sont brûlés dans ses chaudières haute pression afin de produire de l’énergie sous forme de chaleur – transformée par la suite en électricité. La bagasse (résidu fibreux de la canne à sucre) et la paille de canne (recueillie dans les champs après la coupe de la canne) constituent ce que l’on appelle « biomasse ».

Du fait qu’elle se régénère sur des cycles courts et qu’elle possède une grande capacité d’absorption de CO2, la biomasse est considérée comme une excellente source d’énergie renouvelable. L’objectif de Terragen est donc simple : remplacer progressivement le charbon (un combustible fossile, non renouvelable) en partie par du bois d’origine locale, afin d’augmenter la part d’électricité produite à partir de biomasse. Pour y parvenir, des essais de combustion sont actuellement réalisés par les équipes de Terragen avec des copeaux de bois, issus de déchets locaux de bois.

« La biomasse offre des perspectives intéressantes pour le futur, car la dépendance aux énergies fossiles comporte des risques. L’île se développe et voit sa population croître, ce qui va logiquement augmenter la demande en électricité : il devient donc urgent d’accélérer la transition énergétique », explique Asha Motur, QSE (Qualité-Sécurité-Environnement) Manager ayant rejoint Terragen en juillet 2022 : passionnée par l’aspect Santé & Sécurité au travail, Asha Motur s’assure au quotidien d’une maîtrise des risques tout en prenant soin de l’environnement.

Bien déterminé à favoriser l’indépendance énergétique de l’île, Terragen souhaite aboutir à une meilleure exploitation des ressources disponibles localement. Pour cela, plusieurs stratégies sont en mesure d’être mises en place. D’une part, la quantité d’électricité produite à partir de biomasse issue de la canne pourrait être augmentée, notamment via des investissements dans de nouveaux équipements. D’autre part, les déchets végétaux locaux pourraient être mieux valorisés, en plantant par exemple des arbres sur des terrains abandonnés ou non utilisables pour d’autres cultures. Ces projets, source d’emplois, auraient également un impact environnemental et social positif.

En 2021, environ 20 % de l’électricité exportée par Terragen sur le réseau électrique local était ainsi produite à partir de bagasse (77 GWh) et de paille (5,5 GWh) : des chiffres qui devraient augmenter dans les années à venir grâce à la mise en œuvre du National Biomass Framework ainsi qu’au développement de nouveaux projets.

Les 18 mois de fermeture de L’Aventure du Sucre sont bel et bien de l’histoire ancienne ! Après une pandémie sans précédent, le site patrimonial a su se réinventer et tourner son regard vers le futur. Zoom sur une année riche en émotions, et clin d’œil à sa prochaine exposition, Planet’R.

En 2021, L’Aventure du Sucre signait un bilan bien rempli grâce à de nouveaux rendez-vous, tels « Manz Pistas, guet Cinema », des projections de film en partenariat avec l’Institut Français de Maurice, maintenant cultes. 2022 s’en suit, s’imposant comme une année haute en activités et en diversification, alors que les visites reprennent à bon train.

« Notre équipe était ravie d’accueillir de nouveau de nombreuses familles en vacances de la Toussaint à Maurice. Les visites guidées (2 fois par jour) sont prises d’assaut », confie Violaine Cateaux, Museum & Administration Manager de L’Aventure du Sucre. L’engouement pour ce lieu qui véhicule la culture et l’histoire de Maurice se traduit également par des téléchargements record de l’audioguide disponible en sept langues différentes – environ 1 500 téléchargements par mois. Les dégustations de sucres, miels, confitures et rhums New Grove proposées par le Village Boutik sont toujours très prisées par les touristes. Un grand succès qui se ressent également dans le reste des opérations…

En effet, le centre a, de nouveau, accueilli Gourmet Experience en octobre dernier pour rassembler quelque 1 500 Mauriciens. Contribuant également à la réputation culinaire de L’Aventure du Sucre, son restaurant emblématique, Le Fangourin, fait salle comble ! L’événementiel n’est pas non plus en reste : son calendrier affiche complet grâce aux nombreuses fêtes de fin d’année d’entreprises.

Planet’R une réflexion environnementale collective

Forte d’un éveil grandissant de la conscience écologique collective et de sa passion pour le patrimoine naturel, L’Aventure du Sucre décide ainsi de marquer les 20 ans du site patrimonial à travers Planet’R, sa prochaine exposition temporaire. Cet événement prévu pour début 2023, consacré au développement durable et à l’économie circulaire, a pour but d’informer, de mettre en avant les bons gestes à adopter au quotidien et les initiatives locales pour répondre aux enjeux environnementaux.

La préparation à cette exposition a commencé cette année par des ateliers artistiques autour des 5R (Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Rendre à la Terre), notamment autour du bois flotté, de cerceaux flottants et, tout dernièrement, de peinture sur bouteille en verre recyclé, en collaboration avec Terra Foundation et sous l’encadrement de jeunes artistes locaux.

« Cette initiative, qui sensibilise les participants à l’art du recyclage, vise à faire rimer solidarité, créativité et respect de l’environnement. Nous sommes convaincus que les pratiques créatives ont le pouvoir de permettre aux personnes de la région de Bois Rouge et Pamplemousses de changer de perspective, et d’être à la fois artistes et acteurs d’un mouvement contre la pollution et le changement climatique. C’est donc avec inspiration que notre équipe prépare la pièce de résistance qu’est Planet’R… Rendez-vous début 2023 ! », souligne Sandrine Marrier d’Unienville, Manager – Cultural Development & Communication.

Christopher Park, Group Human Resource Manager, nous explique les éléments marquants de ce rapport.

Quels sont les grands changements à retenir du Sustainability Report de Terra ?

Il y en a tellement ! En particulier depuis que chacune des entités du groupe est responsable de ses actions en faveur du développement durable. C’est donc, d’une part, l’esprit d’initiative qui brille à travers tous les pôles, et que je félicite. D’autre part nous avons, pour ce nouveau rapport, repensé certains de nos indicateurs de performance pour qu’ils reflètent un progrès qualitatif plutôt que quantitatif.

Parlez-nous de la philosophie qui guide les actions du groupe.

Guidés par les Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD – plus connus sous le nom de “SDG”, Sustainable Development Goals, à Maurice), nous veillons, entre autres, à une urbanisation durable et résiliente de la région, à mener des actions fortes pour combattre le changement climatique et à être acteurs d’une économie inclusive en offrant à nos collaborateurs un cadre de travail agréable et sécurisant.

Place à l’économie circulaire ou aux énergies renouvelables ?

Place à l’économie circulaire et aux énergies renouvelables. Car grâce à nos activités, ces notions se rejoignent ! L’un des atouts phares du groupe Terra est notre utilisation maximale des produits de la canne entre nos différents pôles – de la production de sucre à celle d’énergie verte.

Une année riche pour le groupe et ses entités qui travaillent en bonne intelligence pour un développement vertueux.

À Terra, le progrès est un axe de développement clé. Zoom sur nos opérations de diversification avec Sébastien Mamet, General Manager (Agriculture) de Belle Vue.

« L’activité principale de Terra est la canne. Elle prend 95 % de nos ressources », explique Sébastien Mamet. Pourtant, la diversification a toujours existé en filigrane dans les opérations du groupe. La culture de légumes – principalement de pomme de terre et d’oignon, mais aussi de pistache, de giraumon, de melon d’eau et de carotte – s’y fait d’ailleurs depuis plusieurs années.

« Nous nous sommes lancés dans la culture vivrière pour participer à l’effort lancé pour assurer l’autosuffisance du pays », dit-il. Cette initiative se montre rapidement profitable : aujourd’hui, près de 100 hectares sont dédiés, chaque année, à la culture de légumes. « Notre objectif est de continuer sur cette lancée en misant sur une légère progression annuelle ».

Au-delà de cette activité, Terra se démarque aussi par sa capacité à innover et se lancer de nouveaux défis. La noix de macadamia, dont la popularité ne cesse de croître à l’international, représente l’une des dernières initiatives lancées par la Chambre d’Agriculture. Terra s’y essaie donc aussi : en 2020, 624 arbres sont plantés sur 2 hectares. « Nous sommes encore en phase expérimentale et attendons la récolte prévue dans trois ans pour voir si nous allons poursuivre en ce sens », partage Sébastien. L’idée : pouvoir se positionner face à des acteurs mondiaux comme, par exemple, l’Afrique du Sud. « Si les données agronomiques sont satisfaisantes, nous investirons dans les usines et les champs pour augmenter notre production », continue-t-il.

Fidèle à ses engagements en matière de responsabilité et de durabilité, Terra s’efforce aussi d’explorer d’autres pistes pour produire de l’énergie verte, notamment avec ses nouvelles plantations d’eucalyptus. Ces arbres, connus pour leur croissance rapide, ne demandent que peu d’eau, d’engrais et autres soins. Une solution donc économique, mais aussi écoresponsable. « Nous attendons encore que le gouvernement finalise le “Biomass Framework”, qui viendra structurer cette électricité verte et y mettre un prix », explique Sébastien. Une fois le feu vert donné et les arbres arrivés à maturité, le bois pourra être récolté et transformé en pellets qui seront ensuite acheminés à la centrale thermique pour y faire de l’électricité.

Une chose est sûre : le groupe ne compte pas s’arrêter de progresser et d’innover. « Notre stratégie sur le long terme est de poursuivre la culture de légumes et notre participation à l’autosuffisance alimentaire du pays, mais aussi de continuer à explorer de nouveaux produits agricoles… Pourquoi pas le cannabis médical si les études sont favorables ? », conclut Sébastien.

La fin 2022 s’est annoncée pleine de surprises ! Parmi celles-ci, l’obtention de la certification vegan Beveg pour les sucres produits par Terra garantit que ces derniers ne possèdent pas d’ingrédients animaux et qu’ils sont produits sans cruauté. Cette initiative, enclenchée en octobre par Terra en collaboration avec le Mauritius Sugar Syndicate, marque le début d’une nouvelle aventure. Didier Ramsamy, Factory Manager à Terra Milling, nous en dit plus.

La réputation BeVeg n’est plus à faire. Leader en matière de certification vegan, cette dernière touche à de nombreux domaines et marques, allant des denrées alimentaires aux produits de soins personnels, en passant par le textile et la mode, ainsi que les compléments alimentaires. Accréditée ISO/IEC 17065, cette certification possède un programme d’évaluation de la conformité répondant aux critères ISO 17067. La garantie, donc, d’un produit fiable et de qualité supérieure.

« Avec cette nouvelle certification, nous voyons bien que le Mauritius Sugar Syndicate et Terra Milling sont conscients de l’évolution de la demande de nos consommateurs », confie Didier. En effet, les régimes végétariens, végétaliens et même flexitariens connaissent, depuis quelques années, un essor considérable. « Il est plus important que jamais de pouvoir faire confiance aux produits qui ont suivi des étapes rigoureuses avant d’être certifiés de manière officielle », poursuit-il.

« Avec le trademark de BeVeg sur le sucre de Terra, les consommateurs sont assurés que le produit est réellement vegan, s’appuyant sur la crédibilité et l’intégrité d’un audit de tierce partie », ajoute Carissa Kranz, CEO de BeVeg. Car ne devient pas certifié BeVeg qui le veut ! Il faut en effet passer au crible chaque produit pour être sûr qu’il réponde bien aux critères exigés par la certification.

« Ce processus en cinq étapes permet de vérifier que notre sucre ne contient aucun ingrédient, sous-produit ou OGM d’origine animale utilisés dans la fabrication et l’approvisionnement en ingrédients du produit fini », explique Didier. Cette évaluation a aussi servi à s’assurer que le produit venait d’une usine de fabrication auditée pour confirmer que des contrôles appropriés y avaient été mis en place – y compris la prévention de la contamination.

Parallèlement, il s’agissait aussi de confirmer qu’aucun test sur les animaux n’avait été effectué et que le produit était considéré comme fabriqué sans cruauté. Tout un programme ! « Grâce à nos certifications courantes et avec la collaboration du Mauritius Sugar Syndicate, la certification BeVeg est en ligne avec les pratiques de qualité déjà en place chez nous », conclut Didier. Une nouvelle corde à l’arc de Terra Milling pour bien commencer 2023 !